Fest'arts 2022

Une histoire de plus de 31 ans...

UN ÉLECTROCHOC CULTUREL

Déjà 31 ans que Fest’arts s’est implanté au cœur de Libourne, 31 ans qu’il fait vibrer la ville en été, au mois d’août. Evènement incontournable, fête populaire et intergénérationnelle, Fest’arts a gagné sa renommée dans le paysage culturel français et européen.

Dans l’ADN de Fest’arts, il y a les gènes historiques des fêtes traditionnelles de Logroño, en Espagne. Dans cette ville jumelle de Libourne, Gilbert Mitterrand, ancien maire, s’enthousiaste de cette énergie populaire : « la fête appartient à tout le monde et on n’est plus seulement spectateur mais acteur de sa propre fête ».

Sous l’impulsion de Dominique Beyly, fondateur et ancien directeur artistique du festival, la porte des arts de la rue s’est alors peu à peu ouverte sur le pavé libournais. Selon lui : « il y avait une réelle envie de liberté et de sortir des murs du théâtre », « d’investir les lieux publics, de les métamorphoser, de faire en sorte que ce soit toute la ville qui s’empare d’un projet collectif ».

Un réel électrochoc artistique était en train de se produire au cœur de Libourne. La rue, cet espace si familier, pouvait être aussi un lieu de rencontre et de démocratisation culturelle.

En 1992, dans le cadre de « Libourne en fête », une première journée consacrée aux Arts de la rue fait son apparition. En 1993, le nom de « Fest’arts » est donné à cet événement d’abord intimiste puis rejoignant au fil des années le club des plus grands festivals français dédiés aux arts de la rue.

UN FESTIVAL À GRANDE ÉCHELLE

D’une dizaine de spectacles à ses prémices, à une quarantaine aujourd’hui, le festival ne cesse de s’élargir. Chaque édition, Fest’arts est rythmé par une palette de spectacles où s’entremêlent danse, cirque, théâtre, musique ou performance. Si la volonté première est de valoriser les projets culturels du territoire, les spectacles de compagnies européennes et internationales intègrent également la programmation. Parmi eux, les projets aussi extraordinaires que polémiques de Générik Vapeur, Opéra Pagaï ou encore Deabru Beltzak, qui ont rendu ces compagnies emblématiques du festival.

Fest’arts, c’est aussi la concordance de partenariats artistiques pluriels construits au fil du temps. Il y a le réseau régional Les Fabriques RéUniES, mais aussi Grand’Rue, la fédération des arts de la rue de Nouvelle-Aquitaine. La part belle est également offerte à d’autres horizons, avec la coopération artistique et transfrontalière possible grâce à l’Institut basque Etxepare. Sans oublier le soutien indéfectible de partenaires institutionnels départementaux, régionaux et nationaux permettant depuis 30 ans l’accueil et la diffusion de près de 770 compagnies.

FAIRE ENSEMBLE


Projet politique, porté initialement par Gilbert Mitterrand et les adjoints délégués à la culture, tel que Michel Galand, Fest’arts est l’occasion de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Et cela grâce à l’engagement des élus d’hier et d’aujourd’hui, qui ont maintenu la gratuité des représentations et favorisé le lien entre le public et l’espace urbain. C’est dans cette perspective que Philippe Buisson, maire actuel de Libourne, décide de rendre la bastide entièrement piétonne durant le festival en 2018.

Après plus de vingt ans de direction du festival par Dominique Beyly, Stéphanie Bulteau reprend entre 2014 et 2016 le flambeau. Aujourd’hui, c’est Tiphaine Giry qui est à la tête de cette formidable aventure humaine et artistique. Et avec elle l’impulsion du « faire ensemble » : faire ensemble avec son équipe permanente, faire ensemble avec les partenaires artistiques, les parrains et les mécènes, faire ensemble avec les bénévoles, les spectateurs, les associations, les agents municipaux ou encore les commerçants.

Année après année, c’est près d’une centaine de femmes et d’hommes qui se mobilisent pour raconter la ville et faire vivre ce rendez-vous culturel. Ils accueillent et accompagnent le public, ouvrent les portes de leurs maisons aux artistes et poétisent les rues de Libourne. Il y a également parmi eux, des complices aux expériences plurielles et aux yeux experts se réunissant chaque année pour prendre part à la programmation du festival. Depuis 2016, le OFF renommé « les Primeurs », en référence aux vins nouveaux, est en effet judicieusement sélectionné par un groupe de près de 50 amateurs du festival.